C’est toujours sur les lieux de leur enfance pauvre ou boiteuse que les riches veulent étaler leur réussite.
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Le mot bonheur est un générique, on peut y mettre pêle-mêle les menus plaisirs, les joies grand-angle ou simplement la paix des cœurs et les conforts qui l’enjolivent.
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À lire aussi de Denis Tillinac
Les têtes pensantes de l'islamisme radical misent leur rêve dément d'un califat universel sur le dépérissement de nos fondements moraux. Ils misent sur une confusion funeste : la défense de notre liberté et ses scories « libertaires » entretenues dans un climat de dérision permanent par le système consumériste. Ils misent sur le toboggan nihiliste où nous sommes lâchés.
Passé la soixantaine, les élans romantiques ne sont plus de saison. Le moteur a des ratés, la carrosserie des éraflures. On compte ses abattis et ses points de retraite. On commence à pressentir que l’escale ici-bas connaîtra une fin sous une dalle ou dans une urne, au choix. Les patients de mon âge, que j’ai connus fringants, en ont tous rabattu sur leurs illusions, leurs aspirations, leurs ambitions ; ils se calfeutrent pour tenir la vieillesse à distance. Ou affectent de la défier, mais je les connais trop, ils en ont tous peur.
Le contentement de soi est la pire des infirmités.
C’est en vue d’être cotée sur le « marché du désir » qu’une femme se pare.
Dans la même œuvre
Minuit vient de sonner. Musique triste de la pluie sur les carreaux. Le temps coule avec lenteur, grain après grain dans son sablier géant.
Passé la soixantaine, les élans romantiques ne sont plus de saison. Le moteur a des ratés, la carrosserie des éraflures. On compte ses abattis et ses points de retraite. On commence à pressentir que l’escale ici-bas connaîtra une fin sous une dalle ou dans une urne, au choix. Les patients de mon âge, que j’ai connus fringants, en ont tous rabattu sur leurs illusions, leurs aspirations, leurs ambitions ; ils se calfeutrent pour tenir la vieillesse à distance. Ou affectent de la défier, mais je les connais trop, ils en ont tous peur.
Passé la soixantaine, les élans romantiques ne sont plus de saison. Le moteur a des ratés, la carrosserie des éraflures. On compte ses abattis et ses points de retraite. On commence à pressentir que l’escale ici-bas connaîtra une fin sous une dalle ou dans une urne, au choix.
Le divorce est une foutaise d’adultes, ils confondent tout, les pauvres, l’amour et la conjugalité, l’amour et la sexualité. Comme tu me l’as si bien expliqué, le charme cesserait si Yseut devenait madame Tristan. Nous continuerons de nous aimer entre les mailles de leurs filets. Clandestinement. Je l’aime, notre clandestinité.
Le temps, ennemi implacable. La jalousie, mauvaise compagne. Toujours l’amour, mais avec des orages. Mon cœur battait des chamades de plus en plus saccadées entre ses « je t’aime » hâtifs, ses « je dois raccrocher » fébriles, ses « je te rappelle » excédés.