Le contentement de soi est la pire des infirmités.

À lire aussi de Denis Tillinac

En moi, le mot amour était comme un joyau dans son coffret, un Graal au cœur d’une forêt d’émois qui recomposaient en images saintes les yeux, le sourire, le visage, la silhouette d’Hélène. Les sonates de Scarlatti ou de Haydn, les digressions d’Erroll Garner ou de Nat King Cole que j’écoutais dans ma voiture et qui m’avaient décrit des mondes charmants mais indéfinis et fantomatiques, voilà qu’elles conviaient Hélène dans leur féerie ; l’impossédée de mes chimères accédait à l’existence, c’était miraculeux.
Pour préserver la cohésion et maintenir l'harmonie, il a fait souvent semblant de ne pas voir, de ne pas savoir, de ne pas entendre.
Le mot bonheur est un générique, on peut y mettre pêle-mêle les menus plaisirs, les joies grand-angle ou simplement la paix des cœurs et les conforts qui l’enjolivent.
Les têtes pensantes de l'islamisme radical misent leur rêve dément d'un califat universel sur le dépérissement de nos fondements moraux. Ils misent sur une confusion funeste : la défense de notre liberté et ses scories « libertaires » entretenues dans un climat de dérision permanent par le système consumériste. Ils misent sur le toboggan nihiliste où nous sommes lâchés.
L'air de rien, la « modernité », si l'on y réfléchit, est le mot-clé de l'idéologie de la gauche. Elle accule l'humain à ne se percevoir dans le temps présent qu'en référence à un avenir indéterminé, en effaçant le passé, simple et composé, sans lequel l'individu titube comme un ivrogne sur le fil de l'instant. La « modernité » est l'alibi générique du nihilisme contemporain. Elle a supplanté ces couples historiques — le Bien et le Mal, le Juste et l'Injuste, le Beau et le Laid — par ce binôme imbécile : le branché et le ringard.
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Dans la même œuvre

A l'heure des bilans tu regretteras moins tes égarements que tes renoncements dictés par la prudence ou par la peur.
Nationalisme, maladie sénile du patriotisme. Cosmopolitisme, maladie infantile de l'universalisme.
Aucun droit n'est acquis pour toujours.
Sois simple comme bonjour. Ce qui te personnalise ne doit apparaître qu’à ton insu.
Avant de prendre la parole, apprends à maîtriser ta langue, à ordonner ta pensée et à hiérarchiser tes coups de coeur.