J’ai fait ma conférence sur les femmes aux fenêtres. À la fin, quelqu’un m’a lancé : Tous ces romans moi-je-personnellement-en-ce-qui-me-concerne, c’est d’un pénible à la fin. Les romanciers ne pourraient pas s’intéresser un peu aux autres, non ? - Vous savez ce que disait Victor Hugo, monsieur: « Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. »
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Le désir nous fait éprouver le vide, c'est vrai, le puissant chaos qui nous environne et nous constitue, mais ce vide, on l'éprouve comme le funambule sur son fil, on le tâte comme l'équilibriste quand il y balance sa jambe, on est à deux doigts du désastre et de la chute, de l'angoisse mortelle, et pourtant, on est là, tout vibrant d'une présence agrandie, décuplée, immense, on se déploie dans le chaos, retenu par le seul fil de ce qui nous lie à l'autre, notre compagnon de vide, notre funambule jumeau.
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L'amour, est-ce que ce n'est pas s'aliéner à quelqu'un, tomber en l'autre, ne plus s'appartenir ?
C'est toujours une chose étrange, dans une fratrie, de voir le destin broder différemment sur le canevas des mêmes souffrances.
Non pas l’envie de donner (son temps, sa parole, la vie) mais l’espoir de recevoir ; non pas le bonheur d’aimer, mais l’exigence jumelle, ardente et vierge, l’espérance infinie d’être aimé.
Le premier amour est éternel, le temps ne passe pas, c'est le principe amoureux.
Dans la même œuvre
Le désir veut conquérir et l’amour veut retenir. Le désir, c’est avoir quelque chose à gagner, et l’amour quelque chose à perdre.
Pour les gens comme moi, Internet est à la fois le naufrage et le radeau : on se noie dans la traque, dans l'attente, on ne peut pas faire son deuil d'une histoire pourtant morte, et en même temps on surnage dans le virtuel, on s'accroche aux présences factices qui hantent la Toile, au lieu de se déliter on se relie.
Les hommes mûrissent les femmes vieillissent.
Vous avez beau savoir ce qui se passe, ce qui s'est passé, vous n'en êtes pas sauvé pour autant. Quand vous avez compris ce qui vous fait souffrir, vous souffrez toujours. Aucun bénéfice. On ne guérit pas de ce qu'on rate. On ne reprise pas les draps déchirés.
On ne guérit pas de ce qu'on rate. On ne reprise pas les draps déchirés.