Le catholicisme ou le parti socialiste, les deux institutions les plus répugnantes de notre temps.

À lire aussi de Thomas Bernhard

Mes proches vont ça et là comme des morts, parfois l'envie me prend de les interpeller, de leur crier en pleine figure de cesser d'être continuellement morts.
La soi-disant générosité humaine est une pure et simple imposture et celui qui proclame, voire soutient le contraire, est un raffiné piétineur d'hommes ou un impardonnable imbécile. Aujourd'hui nous avons affaire pour quatre-vingt-dix pour cent à ces raffinés piétineurs d'hommes et dix pour cent à ces impardonnables imbéciles.
Il n'y a pas de goût artistique plus médiocre que celui des professeurs. Dès l'école primaire, les professeurs gâtent le goût artistique des élèves, dès le début ils font passer le goût de l'art à leurs élèves au lieu de les éclairer sur l'art et en particulier la musique, et d'en faire le plaisir de leur existence.
Je déteste les hommes, mais ils sont en même temps mon unique raison de vivre.
L'admiration est plus facile que le respect, que l'estime, l'admiration est le propre de l'imbécile.
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Dans la même œuvre

Toutes les écoles supérieures sont mauvaises et celle que nous fréquentons est toujours la plus mauvaise si elle ne nous ouvre pas les yeux.
Beaucoup se suicident dans leur cinquante et unième année. Car cinquante ans, c'est amplement suffisant.
Que veut dire exister sinon ceci : nous désespérons.
Seul l'imbécile admire.
Nos bibliothèques sont en quelque sorte des pénitenciers où nous avons enfermé nos grands esprits, Kant naturellement dans une cellule individuelle, de même que Nietzsche, de même que Schopenhauer, Pascal, Voltaire, Montaigne, tous les très grands dans des cellules individuelles, les autres dans des cellules collectives, mais tous pour toujours et à jamais, mon cher, pour l'éternité et jusqu'à l'infini, voilà la vérité.