Le monde est davantage usé par nous, davantage le monde par nous que nous par le monde.
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Mes proches vont ça et là comme des morts, parfois l'envie me prend de les interpeller, de leur crier en pleine figure de cesser d'être continuellement morts.
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Nous ne devons pas nous livrer totalement à l'infirme, capituler devant l'infirme, nous devons nous affirmer face à lui, même si nous devons nous réfugier dans l'abjection.
Quand nous savons ce qui nous attend, nous le supportons plus facilement.
La guerre est la poésie de l'homme avec laquelle, toute sa vie, il demande attention et soulagement.
Les gens falsifient tout, ils falsifient jusqu'à l'enfance qu'ils ont eue.
Dans la même œuvre
Se faire comprendre est impossible.
Les maladies sont le plus court chemin de l'homme pour arriver à soi.
A chaque livre, nous découvrons avec horreur un homme imprimé à mort par les imprimeurs, édité à mort par les éditeurs, lu à mort par les lecteurs.
Il était frappant de constater que les riches, précisément, sont les plus enclins à se suicider, sans doute parce qu'ils sont les premiers à tomber sous le coup de l'ennui, le plus effroyable des maux qui sévissent en ce monde.
Le monde est essentiellement surréel.