Les coiffeuses sont les meilleures comédiennes du monde. Une vie passée face au miroir....
❧
Le bonheur, c'est simple, il suffit d'y croire ! Les vacances servent à ça, le ciel sans nuage, la mer, le soleil. À y croire. À faire le plein d'illusions pour le reste de l'année.
◆
À lire aussi de Michel Bussi
L'agoraphobie, contrairement à ce qu'on croit souvent, n'est pas la peur des grands espaces ou de la foule... Elle est simplement la peur de ne pas pouvoir être secouru... Logiquement, une telle panique se manifeste dans des lieux où l'on se sent isolé, un désert, une forêt, une montagne, l'océan... Mais également au milieu d'une foule, d'un amphi, d'un stade ; dans une rue noire de monde aussi bien que dans une rue déserte..
N'allez pas me raconter qu'il ne vous est jamais arrivé de retourner toute une maison juste pour retrouver un souvenir, un objet à propos duquel vous n'aviez qu'une seule certitude : vous ne l'aviez jamais jeté. Il n'y a rien de plus énervant, non ?
Ils coulent ensemble, leurs bouches se trouvent. L'océan ne peut rien contre eux, ils s'embrassent pour l'éternité, ils partagent leur oxygène, ils s'en asphyxieront sans plus jamais rien respirer d'autre. Ils mourront ainsi. De la plus belle des morts que deux amants aient pu rêver.
Je n'ai qu'à fermer les yeux, la stupéfiante beauté du jardin y est gravée. A jamais. Croyez moi.
Dans la même œuvre
Dans les films, les hommes amoureux s'arrachent des bras de celle qu'ils n'aiment pas et se précipitent dans ceux de l'autre, et tout le monde n'attend que ça, tout le monde lui pardonne, personne n'a la moindre considération pour la femme officielle délaissée. Dans les films, tout le monde se range du côté du coeur, se fout de la raison.
Comment peut-on tromper? Tromper celui avec qui on vit. Et vivre quand même? ?Est-ce que l'on trompe quelqu'un parce qu'on s'est trompé soi-même ? Trompé de femme, trompé de vie, trompé de rêves ? ?Est-ce que moi aussi, je vais me tromper de vie? ? Est-ce que moi aussi, un jour, je tromperai quelqu'un ?
Les rencontres naissent de coïncidences, continuait-il de penser. D'un jet de dés. Si des couples tiennent ainsi, après que le hasard les a réunis, c'est donc que cela aurait pu tout autant marcher avec une autre fille, si le destin l'avait décidé. C'est donc qu'une histoire d'amour ne vaut pas plus qu'une autre, que mille autres vies auraient été possibles, peut-être meilleures, peut-être pires.
Même les pires souvenirs finissent par s'oublier, si on en empile d'autres par-dessus, beaucoup d'autres. Même ceux qui vous ont cisaillé le coeur, ceux qui vous ont rayé le cerveau, même les plus intimes. Surtout les plus intimes.
Une vie, pensa-t-elle, se résumait à cela : profiter de la beauté du monde. Son harmonie. Sa poésie. La contempler avant que tout ne disparaisse. Au fond, on ne meurt pas, on devient aveugle. On comprend que c'est terminé lorsque toutes les merveilles autour de nous s'éteignent.