Il ne suffit pas aux garçons d'aimer, encore moins dans le fond de «posséder», il leur faut, de plus - ce qui leur joue souvent des tours qu'ils eussent pu éviter et prévoir -, que leurs amis approuvent, admirent, envient l'objet de leurs pensées.
❧
«A bas le quotidien!» avais-je lu sur un mur de Paris, et j'avais en moi-même félicité ce beau poète anonyme.
◆
À lire aussi de René Fallet
Ces amants occasionnels et sporadiques se découvrent mieux en quarante huit heures que bien des couples leur vie durant. Ils n'ont pas, eux, toute leur vie ni derrière ni devant, n'ont que l'instant, ne peuvent s'offrir le loisir de le perdre.
Quand se concrétise un rêve, l'embarras naît de ce qu'il a perdu, ce rêve, sa spécificité de rêve.
La cohabitation condamne l'amour à mort, l'assassine lâchement au compte-gouttes.
N'importe où et quoi que je fasse, lorsqu'elle est loin de moi, je sens toujours qu'il me manque un organe vital: son coeur.
Dans la même œuvre
J'étais en train, par ânerie, de lui ramener Marthe sur un plateau.
Il avait établi son propre diagnostic: rhumatismes ... Il avala toute une pharmacie d'anti-inflammatoires.
De deux baffles surélevés s'éparpilla, s'ébroua dans la pièce tout un essaim de mandolines de Vivaldi.
Dire que dans cinq jours, je vais devoir soigner tous les tarés du 13e, vacciner des bébés horribles, tripoter des trucs flasques, berk!
Notre amour, tu le salis, Marthe, tu le dégueulasses!