Œuvre

Carnets de jeunesse (1990-1994)

La jeunesse est un pays charmant mais les orages y font bien plus de mal qu'ailleurs.
N'importe où et quoi que je fasse, lorsqu'elle est loin de moi, je sens toujours qu'il me manque un organe vital: son coeur.
Je m'adonne depuis dix jours (date de départ de ce nième journal) aux haltères poétiques. Un poème par jour. Cela permet à la main de rester souple. Un poème par jour, un jour sur deux. La tête sur l'épaule... droite!
J'ai eu la chance d'avoir des parents trop pauvres pour ne pas me pousser au-delà du certificat. Grâce à eux, je ne suis pas devenu un intellectuel.