Sur le sol terrestre, aujourd'hui, on produit, méthodiquement. Dans le milieu océanique on exploite, aveuglément.
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La surface des eaux demeure l'éternel miroir, elle réfléchit le ciel et garde son intégrité.
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La surface des eaux demeure l'éternel miroir, elle réfléchit le ciel et garde son intégrité. En se penchant vers l'épaisseur des eaux, chacun n'y verra que le reflet de lui-même ; en se relevant, son regard se perdra dans le cercle d'horizon.
La mer nous a pris. Elle est verte, grise, noire, crêtée de blanc, elle nous ramasse sur son dos d'un coup de rein comme une bête habituée à ses parasites et nous jaillissons à sa cadence. C'est elle qui choisit son allure. Si elle rue, on se cramponne et ça repart.
Influence du vent, cadences des marées, multiplicité des estuaires, volumes des pluies sont évidemment les bases essentielles du jeu des courants et de leurs lignes de friction qui changent plusieurs fois par jour, et chacun est sûr, ici, que tout cela est habité par des forces conscientes, bénéfiques ou maléfiques.
La honte me brûle le visage : c'est ça l'inconnu, le pouvoir de l'inconnu. Il vous appelle, on s'élance, on s'élance pour le rejoindre, il fuit…
Dans la même œuvre
Parfois l'épreuve de l'absence tourmente les équipages. On espère des nouvelles, en même temps on les craint.
Toute une province à la fois ancestrale ment maritime et solidement paysanne est venue s'imposer à nous, et à chaque évocation de la famille et du port fait croire à a stabilité des choses. Ce courrier qui vient de nous être apporté, c'est la terre, la seule, la vraie : la terre qui porte la maison.
Au-dessus de nous, l'espace ; au-dessous, un miroir ; la surface des eaux est pareille au regard de beaux yeux ouverts ; on s'y perd sans comprendre. La surface des eaux demeure l'éternel miroir, elle réfléchit le ciel et garde son intégrité.
Au-dessus de nous, l'espace ; au-dessous, un miroir ; la surface des eaux est pareille au regard de beaux yeux ouverts ; on s'y perd sans comprendre.
La mer nous a pris. Elle est verte, grise, noire, crêtée de blanc, elle nous ramasse sur son dos d'un coup de rein comme une bête habituée à ses parasites et nous jaillissons à sa cadence. C'est elle qui choisit son allure. Si elle rue, on se cramponne et ça repart.