La mort baptise aussi.
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La passion reste en suspens dans le monde, prête à traverser les gens qui veulent bien se laisser traverser par elle.
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À lire aussi de Marguerite Duras
Je porte ces robes comme des sacs avec des ceintures qui les déforment, alors elles deviennent éternelles.
La mère taillait ses bananiers. Le caporal les butait et les arrosait derrière elle.
On ne trouve pas la solitude, on la fait.
- Dites-moi, dit-elle, quel est le signe annonciateur de la fin d'un grand amour? - - Que rien, apparemment, ne l'empêche de durer toujours, dis-je, non?
Dans la même œuvre
Je n'ai jamais écrit, croyant le faire, je n'ai jamais aimé, croyant aimer, je n'ai jamais rien fait qu'attendre devant la porte fermée.
Je porte ces robes comme des sacs avec des ceintures qui les déforment, alors elles deviennent éternelles.
Cet amour insensé que je lui porte reste pour moi un insondable mystère. Je ne sais pas pourquoi je l'aimais à ce point là de vouloir mourir de sa mort. J'étais séparée de lui depuis dix ans quand c'est arrivé et je ne pensais que rarement à lui. Je l'aimais, semblait-il, pour toujours et rien de nouveau ne pouvait arriver à cet amour. J'avais oublié la mort.
L'histoire de ma vie n'existe pas. Ca n'existe pas. Il n'y a jamais de centre. Pas de chemin, pas de ligne. Il y a de vastes endroits où l'on fait croire qu'il y avait quelqu'un, ce n'est pas vrai il n'y avait personne.
Je me suis dit qu'on écrivait toujours sur le corps mort du monde et, de même, sur le corps mort de l'amour.