... il y a quelque chose de calmant dans la philosophie, une manière de parler du vivant comme si on était déjà mort ...
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La mort, chaque fois qu'elle survient, détruit un livre d'images.
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À lire aussi de Christian Bobin
On commence à écrire. Ce n'est pas pour devenir écrivain qu'on écrit. C'est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour.
Je vois parfois des choses si belles que je me réjouis de ne pas les posséder.
J'apprends chaque jour ainsi, il faut croire que j'oublie au fur et à mesure, nous, les vivants, sommes devant la mort de bien mauvais élèves, les jours, les semaines et les mois passent, et c'est toujours la même leçon au tableau noir.
C'est si beau ta façon de revenir du passé, d'enlever une brique au mur du temps et de montrer par l'ouverture un sourire léger. Le sourire est la seule preuve de notre passage sur terre.
Dans la même œuvre
Certains gestes ordinaires de la vie ordinaires font ainsi parfois plus que leur travail, dépassent l'utilitaire et réveillent une fée.
Finalement je n'aime pas la sagesse. Elle imite trop la mort. Je préfère la folie - pas celle que l'on subit, mais celle avec laquelle on danse.
L'humilité, c'est la clef d'or. Dès qu'on prétend la tenir dans sa main, elle s'évanouit.
L'art de la conversation est le plus grand art. Ceux qui aiment briller n'y entendent rien. Parler vraiment, c'est aimer et aimer vraiment, ce n'est pas briller, c'est brûler.
Mozart écrit, à propos d'un de ses concertos : C'est brillant, mais cela manque de pauvreté.