La jeunesse, dit l'homme, c'est la joie. Et, la jeunesse, ce n'est ni la force, ni la souplesse, ni même la jeunesse comme tu disais: c'est la passion pour l'inutile.

À lire aussi de Jean Giono

Qui n'a pas rêvé, à un moment donné, d'effacer la vie? ... L'embêtant c'est que la vie, il faut la vivre à la file. Ca commence et, à partir de là, ça tire du long jusqu'à la fin. On ne peut pas choisir.
L'émotion d'ailleurs, malgré la colère et l'apétit italien pour le mystère, avait coupé les jambes à Angélo. Il les sentait flageoler sous lui à chaque pas.
L'esprit a fait du monde ce désert nu, couvert de dunes de sable, penchées de même pente l'une sur l'autre jusqu'au-delà des horizons.
Joie magnifique des travaux naturels où jamais rien n'est esclavage, où tout est à la mesure de l'homme, lui laissant son temps (ce temps qui est l'habitation de Dieu).
Le héros n'est pas celui qui se précipite dans une belle mort; c'est celui qui se compose une belle vie.
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Dans la même œuvre

Il vit s'enfoncer, pattes repliées, une longue araignée d'eau maigre comme un fil de la Vierge mais qui traînait un chapelet de bulles d'air et dans chaque bulle d'air était enfermée une petite araignée toute neuve qui venait à peine de naître.
Y a pas d'abris, mon capitaine. Ca a tout foiré dans la boue.
Ils bâtissent avec des pierres et ils ne voient pas que chacun de leurs gestes pour poser la pierre dans le mortier est accompagné d'une ombre de geste qui pose une ombre de pierre dans une ombre de mortier. Et c'est la bâtisse d'ombre.
La poésie est une force de commencement; et une grande force: la dynamite qui soulève et arrache le rocher.
Je n'avais jamais vu l'automne, dit-il. Ce n'est cependant pas le premier. Je n'avais jamais eu le temps.