La poésie est une force de commencement; et une grande force: la dynamite qui soulève et arrache le rocher.

À lire aussi de Jean Giono

Les joies du monde sont notre seule nourriture. La dernière petite goutte nous fait encore vivre.
Le sort est comme un marchand de veaux : pour mieux te tromper il te saoule.
Au lieu de perdre son temps à gagner de l'argent ou telle situation d'où l'on s'imagine qu'on peut atteindre plus aisément les pommes d'or du jardin des Hespérides, il suffit de rester de plain-pied avec les grandes valeurs morales.
Le poète doit être un professeur d'espérance.
Un gros freux râblé, de vol mou, qui s'empêtra dans une liane de vent, trébucha des deux ailes et tomba comme une épave dans le vide du vallon.
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Dans la même œuvre

Il vit s'enfoncer, pattes repliées, une longue araignée d'eau maigre comme un fil de la Vierge mais qui traînait un chapelet de bulles d'air et dans chaque bulle d'air était enfermée une petite araignée toute neuve qui venait à peine de naître.
Y a pas d'abris, mon capitaine. Ca a tout foiré dans la boue.
Ils bâtissent avec des pierres et ils ne voient pas que chacun de leurs gestes pour poser la pierre dans le mortier est accompagné d'une ombre de geste qui pose une ombre de pierre dans une ombre de mortier. Et c'est la bâtisse d'ombre.
Je n'avais jamais vu l'automne, dit-il. Ce n'est cependant pas le premier. Je n'avais jamais eu le temps.
Quand on ne fait rien pour le lépreux, il devient de plus en plus lépreux.