Celui qui prie pour empêcher la mort est aussi fou que celui qui prierait pour faire lever le soleil par l'ouest, sous prétexte qu'il n'aime pas la lumière matinale.
Est-ce que je me trompe ... si je me crois plus grand quand j'agis seul?
Homme plus libre que la liberté des fumées, si seulement tu comprenais ta grande liberté.
Ici, c'est autre chose que loin, c'est ailleurs.
Il n'y a pas de Provence. Qui l'aime aime le monde ou n'aime rien.
Il n'y a pas un millimètre du monde qui ne soit savoureux.
Il y a dans la sensualité une sorte d'allégresse cosmique.
Imaginer, c'est choisir.
Je crois que ce qui importe c'est d'être un joyeux pessimiste.
L'amour c'est toujours emporter quelqu'un sur un cheval.
L'homme, on a dit qu'il était fait de cellules et de sang. Mais en réalité, il est comme un feuillage. Il faut que le vent passe pour que ça chante.
La jeunesse, c'est la passion pour l'inutile.
La joie panique, il est impossible de la garder pour soi-même; celui qui l'a, s'il ne la partage ne fait que la toucher et la perdre.
La mort attrape d'abord ceux qui courent.
La notion de péché est en complet désaccord avec la rose des vents.
La richesse de l'homme est dans son coeur. C'est dans son coeur qu'il est le roi du monde. Vivre n'exige pas la possession de tant de choses.
Laisse-toi vivre dans la vie sans penser que tu joues de la flûte, et alors tu joueras.
Le poète doit être un professeur d'espérance.
Les hommes sont les êtres les plus faibles du monde parce qu'ils sont intelligents. L'intelligence est exactement l'art de perdre de vue.
Les joies du monde sont notre seule nourriture. La dernière petite goutte nous fait encore vivre.
Les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger.
Les sentiers battus n'offrent guère de richesse; les autres en sont pleins.
Les spéculations purement intellectuelles dépouillent l'univers de son manteau sacré.
Méfiez-vous de la vérité, dit ce procureur (paraît-il), elle est vraie pour tout le monde.
Nous n'avons pas de futur. Pour tout le monde le futur parfait c'est la mort. Notre seul bien c'est le présent, la minute même; celle qui suit n'est déjà plus à nous.
Œuvres de Jean Giono
Batailles dans la montagne (1937)Coeurs, passions, caractères (1982)Colline (1929)Dans Lui.De Homère à Machiavel (1986)Ecrits pacifistes, Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix (1938)Ecrits pacifistes, Lettres aux paysans sur la pauvreté et la paixEcrits pacifistes, Refus d'obéissance (1937)Ennemonde (1968)Ennemonde et Autres Caractères (1968)Jean le BleuJean le Bleu (1932)L'Eau viveL'Eau vive (1943)L'Homme qui plantait des arbres (1953)L'Iris de Suse (1970)La Chasse au Bonheur (1988)La Femme du BoulangerLa Provence gourmande de Jean Giono : le goût du bonheur Sylvie GionoLanceurs de graines