Auteur

Jean Giono

On nous veut avec les stigmates des grandes écoles, je le veux avec les stigmates de la vie. Savoir s'il est agrégé en soleil. S'il a ses grades en désespoir.
Perdre est une sensation définitive; elle n'a que faire du temps. Quand on a perdu quelqu'un, on a beau le retrouver, on sait désormais qu'on peut le perdre.
Pour bien mentir il faut beaucoup de sincérité!
Quand les mystères sont très malins, ils se cachent dans la lumière.
Restons un moment sans parler les uns et les autres, dit le premier bouvier. Ca nous éclairera. Après nous nous expliquerons.
Quand on est malade, rien chante plus fort que l'envie de guérir.
On ne voit pas toujours les gens qui sont devant vous, tu le sais, ça?
Seul. Seul dans le temps, seul sur la terre. Mourir demain sans laisser de vide en personne.
Il n'y a qu'à la souffrance qu'on ne ment pas ...
Les femmes ça a toujours un coin où, en appuyant, ça pleure.
Qu'est-ce que tu crois que c'est des vieilles: d'anciennes jeunes.
Le premier: Ta figure - Le troisième: Qu'est-ce qu'elle a? - Le deuxième: Des vices de constructions. - L'entrepreneur a dû faire faillite.
Une allumette sale ça fait le même feu qu'une allumette propre!
Vois-tu, avec les femmes il faut toujours penser à une chose: ce n'est pas autant le nécessaire qu'elles veulent, mais le dérangement; tu ne peux pas savoir comme ça leur plaît.
Dans la vie, il n'y en a qu'un qu'il ne faut pas gêner: c'est soi-même.
Quand on cherche des excuses, on a déjà péché dans son coeur.
... moi je me suis suicidé en état de légitime défense.
Qui n'a pas rêvé, à un moment donné, d'effacer la vie? ... L'embêtant c'est que la vie, il faut la vivre à la file. Ca commence et, à partir de là, ça tire du long jusqu'à la fin. On ne peut pas choisir.
Depuis que je me suis pendu, j'ai appris quelque chose: c'est qu'on pouvait avoir du plaisir même avec son malheur.
L'hypocrisie au billard, ça s'appelle les bandes.
C'est plus difficile pour moi de jouer en trichant. - J'aimerais mieux jouer avec du jeu.
Qui me reprochera d'être sensible? Peut-être celui qui en a profité?
Je ne suis plus à un âge où l'on fait sa vie, mais je suis à un âge où l'on fait volontiers une heure de vie.
L'indulgence, mon ami, est une vertu de riche.
... il y a dans la forêt des bruits qui ressemblent à des paroles.

Œuvres de Jean Giono

Batailles dans la montagne (1937)Coeurs, passions, caractères (1982)Colline (1929)Dans Lui.De Homère à Machiavel (1986)Ecrits pacifistes, Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix (1938)Ecrits pacifistes, Lettres aux paysans sur la pauvreté et la paixEcrits pacifistes, Refus d'obéissance (1937)Ennemonde (1968)Ennemonde et Autres Caractères (1968)Jean le BleuJean le Bleu (1932)L'Eau viveL'Eau vive (1943)L'Homme qui plantait des arbres (1953)L'Iris de Suse (1970)La Chasse au Bonheur (1988)La Femme du BoulangerLa Provence gourmande de Jean Giono : le goût du bonheur Sylvie GionoLanceurs de graines