La jalousie est une maîtresse insatiable. Elle vous tient, elle vous harcèle, elle creuse en vous un noir torrent de boue.

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On oublie ce qui est léger, futile, accessoire, on n'oublie pas le noir qui tache la mémoire.
Ca parait bête, mais je me suis dit que l'amour, c'est d'avoir le coeur tout enflé d'avoir respiré un vieux pull.
On a tous l'illusion du bonheur. On le poursuit tels des affamés. C'est même cet espoir qui fait vivre.
C'est drôle, cette amitié qui consiste à ne pas ménager la personne que l'on aime, à débusquer l'endroit où ça fait mal pour enfoncer le pieu fatal.
Il faut toujours regarder sa peur en face et lui donner un nom. Sinon, elle vous écrase et vous emporte comme une vague scélérate.
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Il faut occuper ses mains quand le coeur flanche. C'est le plus sûr moyen de repousser le chagrin.
C'est dans le rêve que respirent les âmes. Dans le rêve que se glisse la grandeur de l'homme.
Ecrire, c'est empoigner sa souffrance, la regarder en face et la clouer sur la croix. Et après, on s'en fout d'être guéri ou pas, on a pris sa revanche.
Ce n'est pas toi qui disait que la vie était une valse et qu'il fallait danser avec elle? Il faut être deux pour danser la valse.
Avec les souvenirs, on a le choix. Soit on les ignore et on s'empare de chaque journée comme si elle était nouvelle, soit on les ressort un à un, on les regarde en face et on les identifie. ... On va fouiller dans l'obscur pour trouver la clarté.