La guerre durera jusqu’à la consommation des siècles, il n’y aura ni vainqueur ni vaincu, nous resterons là, plantés les uns en face des autres, pour l’éternité.

À lire aussi de Italo Calvino

Un classique est un livre qui n'a jamais fini de dire ce qu'il a à dire.
Nous non plus, nous ne savions pas que nous étions au monde. Même exister, cela s'apprend.
... le mystère fait l'homme.
... cet effort d'attention qu'impose le fait de lier connaissance ...
Les îles ont un silence qu'on entend.
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Dans la même œuvre

Il n’est pas dit qu’en écrivant, on assure le salut de son âme. On écrit, on écrit, et déjà notre âme est perdue.
Si bien à plaindre est l'amoureux qui soupire après des baisers dont il ne connut jamais la saveur, mille fois plus infortuné celui qui la goûta, cette saveur, juste un instant, et puis en fut à tout jamais privé.
C'est l'heure où les choses perdent leur épaisseur d’ombre qui les a revêtues tout au long de la nuit, et peu à peu retrouvent leurs couleurs; mais avant, il leur fat traverser une sorte de limbe douteux, à peine effleurées par la lumière comme entourées d'un halo: l'heure où l'on est le moins sûr que le monde existe.
La chevalerie est une belle chose, c’est entendu ; mais tous ces chevaliers sont une bande de grands nigauds, habitués à accomplir de hauts faits d’armes sans chercher la petite bête, comme ça se trouve. Dans la mesure du possible, ils tâchent de s’en tenir à ces règles sacro-saintes qu’ils ont fait serment d’observer : elles sont bien codifiées, elles leur ôtent le souci de réfléchir.
Chaque page ne vaut que lorsqu'on la tourne et que derrière, il y a la vie qui bouge, qui mêle inextricablement toutes les pages du livre.