Relevant de l'être et non de l'avoir, la vraie beauté ne saurait être définie comme moyen ou instrument. Par essence, elle est une manière d'être, un état d'existence.
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La bonté qui nourrit la beauté ne saurait être identifiée à quelques bons sentiments plus ou moins naïfs Elle est l'exigence même, exigence de justice, de dignité, de générosité, de responsabilité, d'élévation vers la passion spirituelle.
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À lire aussi de François Cheng
Contempler, c'est communier, c'est faire advenir la beauté.
La soif comme la faim, - Les rires comme les pleurs, - La douceur, les blessures, - La furie, les regrets, - Nous n'en jetterons rien, - Nous les emporterons tous, - Indégradables viatiques, - Pour un très long voyage.
Lorsqu'on regarde un artiste faire un portrait, on voit qu'il commence par dessiner un ensemble de contours, pour que le visage « prenne chair » dans un espace. Vient le moment magique où, au moyen de quelques traits, il fait apparaître les yeux. Alors une percée se fait, et on plonge dans une profondeur insaisissable. Ce que les deux perles reflètent et diffusent est un véritable monde comparable à un ciel marin de Bretagne, inépuisable jeu d'ombre et de lumière. S'y joue un secret sans cesse révélé qui dépasse la dimension de la chair, au sens organique du mot.
L'esprit se meut, l'âme s'émeut ; l'esprit raisonne, l'âme résonne.
Dans la même œuvre
L'univers n'est pas obligé d'être beau, et pourtant il est beau.
Relevant de l'être et non de l'avoir, la vraie beauté ne saurait être définie comme moyen ou instrument. Par essence, elle est une manière d'être, un état d'existence.
Une seule règle me guide: ne rien négliger de ce que la vie comporte; ne jamais se dispenser d'écouter les autres et de penser par soi-même.
Sans la beauté, la vie ne vaut probablement pas la peine d'être vécue, et que d'autre part une certaine forme de mal vient justement de l'usage terriblement perverti que l'on fait de la beauté.
Je comprends d'instinct que sans la beauté, la vie ne vaut probablement pas la peine d'être vécue.