L'incompréhensible c'est le miracle. Le monde insondable est celui des miracles et de la magie, alors que celui qu'on comprend n'est qu'étonnant, sans plus. Avancer dans le domaine de la connaissance, c'est s'éloigner du merveilleux.

À lire aussi de Thomas Bernhard

La meilleur méthode pour se délivrer de l'oeuvre d'un écrivain qui, sous quelque rapport que ce soit, ne vous laisse pas en paix, soit qu'on la tienne dans la plus haute estime, soit qu'on la déteste, c'est de faire connaissance de son auteur.
Nous décrivons et nous jugeons les gens, et c'est toujours entièrement faux, nous nous montrons injustes dans nos jugements et nous les décrivons comme des gens vils, me dis-je, et cela dans tous les cas, quelle que soit la manière dont nous les décrivons, quelle que soit la manière dont nous les jugeons.
C'est seulement lorsque nous nous sommes rendu compte, à chaque fois, que le tout et la perfection n'existent pas, que nous avons la possibilité de continuer à vivre.
Là où il y a trois êtres humains, il y en a déjà un qui est toujours objet de sarcasmes et de moqueries et une communauté plus importante en tant que société ne saurait absolument exister sans une pareille victime ou plusieurs d'entre elles.
Les funérailles ne sont jamais qu'une comédie.
Toutes les citations de Thomas Bernhard →

Dans la même œuvre

La jeunesse est un défaut... Mais le défaut de l'âge, c'est de voir les défauts de la jeunesse.
Les femmes se font aussi une idée tout à fait fausse de leur mari, on ne devrait pas se marier, tout simplement. La femme est faite pour le mariage, oui, mais pas l'homme.
Je cours sans cesse derrière moi-même ! Vous pouvez imaginer ce que c'est que de s'ouvrir soi-même comme un livre et d'être obligé d'y découvrir des tas de fautes d'impression, l'une après l'autre, les coquilles qui fourmillent.
La sensualité, cette maladie qui porte en elle le germe de la destruction. Tôt ou tard, elle dissout le meilleur de vous-même, provoque le renversement de toutes les valeurs, le bien et le mal, le proche ou le lointain, le haut et le bas.
Nos pensées s'affrontent en nous. Les unes plus agressives que les autres, dit-il. Elles concluent souvent des alliances comme le font les hommes, pour, peu après, ne pas les respecter. Être compris et vouloir être compris : une imposture. Basée sur toutes les erreurs des sexes.