L'hostilité des villes se manifeste par l'indifférence.

À lire aussi de Charles Dantzig

L'amour est un petit égocentrique qui se nourrit d'inquiétudes ineptes.
Un moraliste devrait assumer sa posture de tueur méprisant: une phrase, une balle, on rengaine.
Jeune, en meute comme des chiots, on ne se quitte pas, on rit, on s'aime, on n'a pas besoin du dégoûtant espoir car on est l'espoir. La vie fracasse tout cela, créant des isolements. On se met à espérer.
Le tact, c'est très bien, mais ce n'est pas actif. Voilà. Le tact, c'est ne pas. Le tact est précautionneux, prudent, prenant garde à ne pas heurter. Les attentions, elles, agissent.
D'une certaine façon, un écrivain écrivant une oeuvre de fiction à la première personne est le «nègre» de son narrateur.
Toutes les citations de Charles Dantzig →

Dans la même œuvre

La France est devenu un pays de mauvaise grâce. Chacun peste dans son métier, dans ses occupations, contre les autres. Nous sommes devenus un peuple aigre qui mériterait qu'on le réduise en esclavage.
Tout ce qui est beau et bon est toujours calomnié. Les moralistes n'y suffiraient pas. Il s'y ajoute les qualités naturelles de l'homme, l'envie, la méchanceté, et la rage de souffrir.
J'aime bien les vieux joueurs de cartes, le soir, en vacances, sur la Méditerranée, leur stupidité distinguée.
Le tact est l'imagination de ce que peuvent ressentir les autres. Qu'il ressortisse à l'imagination explique qu'il soit si rare.
Jeune, en meute comme des chiots, on ne se quitte pas, on rit, on s'aime, on n'a pas besoin du dégoûtant espoir car on est l'espoir. La vie fracasse tout cela, créant des isolements. On se met à espérer.