La France est devenu un pays de mauvaise grâce. Chacun peste dans son métier, dans ses occupations, contre les autres. Nous sommes devenus un peuple aigre qui mériterait qu'on le réduise en esclavage.

À lire aussi de Charles Dantzig

La foi sert de carburant aux écrivains dont l'émotivité s'assèche.
Le dieu des Narcisses devrait être saint Augustin, qui a écrit ses Confessions sans avoir rien fait.
Et la grande ruse des femmes du Moyen-Age: elles ont poussé les hommes à inventer le style courtois, qui donne un aspect viril à la politesse et la rend applicable par les enfants vieillis qui portent le nom d'hommes.
Aragon est l'écrivain qui n'a jamais ri.
Il n'y a pas cinquante kilomètres carrés de notre pays qui n'aient vu naître un écrivain. C'est trop. Il ne reste plus de place pour les lecteurs.
Toutes les citations de Charles Dantzig →

Dans la même œuvre

Tout ce qui est beau et bon est toujours calomnié. Les moralistes n'y suffiraient pas. Il s'y ajoute les qualités naturelles de l'homme, l'envie, la méchanceté, et la rage de souffrir.
J'aime bien les vieux joueurs de cartes, le soir, en vacances, sur la Méditerranée, leur stupidité distinguée.
Le tact est l'imagination de ce que peuvent ressentir les autres. Qu'il ressortisse à l'imagination explique qu'il soit si rare.
Jeune, en meute comme des chiots, on ne se quitte pas, on rit, on s'aime, on n'a pas besoin du dégoûtant espoir car on est l'espoir. La vie fracasse tout cela, créant des isolements. On se met à espérer.
Une des conséquences positives de l'amour est la coquetterie. Tous les efforts qu'on fait pour attirer l'attention de l'autre nous améliorent.