Un moraliste devrait assumer sa posture de tueur méprisant: une phrase, une balle, on rengaine.

À lire aussi de Charles Dantzig

Un écrivain mort, ça n'est parfois plus qu'un lambeau de tissu pendant au crochet d'un très ancien scandale.
La lecture est cet instant d'éternité simultanément ressenti par quelques solitaires dans l'espace immatériel un peu bizarre qu'on pourrait appeler l'esprit.
Les attentions, elles, agissent. Prennent un risque. Celui de tenter de faire plaisir.
Jeune, en meute comme des chiots, on ne se quitte pas, on rit, on s'aime, on n'a pas besoin du dégoûtant espoir car on est l'espoir. La vie fracasse tout cela, créant des isolements. On se met à espérer.
Un écrivain n'aime pas plus les mots qu'un menuisier les clous. Un mot est un objet donc il se sert pour créer un autre objet nommé phrase, laquelle donnera son utilité au mot; un mot inusité n'a pas d'utilité.
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Dans la même œuvre

Selon les époques, les artistes sont considérés comme de la domesticité de luxe ou comme le luxe de la domesticité.
La moitié de la gloire de Baudelaire vient, non de ses grands vers, mais de ce qu'il n'est jamais content.
L'amour est un espoir. De là sa nuance de bassesse. Seulement, c'est un espoir envers soi-même, de pouvoir être assez bien pour plaire, etc. De là sa nuance de hauteur.
Les femmes deviennent amoureuses espérant introduire du romanesque dans leur vie. Ayant constaté que cela a surtout introduit des emmerdements, elles lisent des romans.
L'amour est le seul sujet sur lequel on puisse écrire n'importe quoi, car l'amour est n'importe quoi. C'est une qualité.