Dans toute enfance, il y a l'allié fondateur, l'alter ego avec lequel au-delà de la complicité s'élabore quelque-chose de soi-même.
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L'enfance, c'est ce territoire juste là, intact mais parfaitement inatteignable, à moins de fermer un peu les yeux, de s'assoupir dans le parfait coton d'un parfum retrouvé.
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À lire aussi de Serge Joncour
Les morts se taisent, les vivants ne veulent pas entendre et les survivants ne peuvent pas parler.
A Paris, on visite plus facilement l'autre bout du monde que l'escalier d'en face.
Aimer c'est rayonner de l'éclat intime d'une lumière qu'on s'invente à deux et qui est là même s'il n'y a que soi.
Dans l'amour il y a bien plus que la personne qu'on aime, il y a cette part de soi-même qu'elle nous renvoie, cette haute idée que l'autre se fait de nous et qui nous porte.
Dans la même œuvre
Ne pas pouvoir s'aimer, c'est peut-être plus fort que s'aimer vraiment.
Le malheur c'est comme un visage sur le visage, quand la vie vous a marquée d'une épreuve, le risque c'est de ne plus exister qu'à travers ça.
Pas de cri, pas de souffle, pas d'éternité, on s'aime et on s'en tient là, l'amour sans y toucher, l'amour chacun le garde pour soi, comme on garde à soi sa douleur.
C'est profondément à soi une douleur. L'amour comme une douleur, une douleur qui ne doit pas faire mal.
Dans l'amour il y a bien plus que la personne qu'on aime, il y a cette part de soi même qu'elle nous renvoie, cette haute idée que l'autre se fait de nous et qui nous porte.