Pas de cri, pas de souffle, pas d'éternité, on s'aime et on s'en tient là, l'amour sans y toucher, l'amour chacun le garde pour soi, comme on garde à soi sa douleur.

À lire aussi de Serge Joncour

Dans l'amour il y a bien plus que la personne qu'on aime, il y a cette part de soi-même qu'elle nous renvoie, cette haute idée que l'autre se fait de nous et qui nous porte.
Comme le dit l'animateur de cet atelier d'écriture où on apprend à broder des textes pour faire parler les mots, le passé est à chacun ce que le brouillard est à l'accident; responsable de rien mais cause de tout cependant.
Dans un soupir, il y a bien plus à entendre que dans une phrase.
Tout est plus facile à dire dans une cuisine, tout y est nuancé par cette intention du partage, un appétit fait de la sève même des choses.
Etre fort, c'est ne pas prendre la mesure du danger, le sous-évaluer, consciemment, tandis qu'être faible, c'est le surestimer.
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Ne pas pouvoir s'aimer, c'est peut-être plus fort que s'aimer vraiment.
Le malheur c'est comme un visage sur le visage, quand la vie vous a marquée d'une épreuve, le risque c'est de ne plus exister qu'à travers ça.
C'est profondément à soi une douleur. L'amour comme une douleur, une douleur qui ne doit pas faire mal.
Dans l'amour il y a bien plus que la personne qu'on aime, il y a cette part de soi même qu'elle nous renvoie, cette haute idée que l'autre se fait de nous et qui nous porte.
Le respect scrupuleux de l'horaire, ça offre la sensation très concrète d'être ancré dans son schéma, de toujours y avoir sa place.