L’amour, dès qu’il cherche à se raconter, devient une farce dite par un aveugle à un sourd, le couinement obscène d’animaux humains qui n’ont pas même la simplicité des bêtes pour se renifler le derrière sans en faire toute une histoire quand ils sont contents de se rencontrer.

À lire aussi de Sarah Chiche

Je ne fais aucune différence entre les êtres. J’aime tout le monde d’un amour infini et d’égale manière et cet amour me comble. Je ne dois donc rien à personne.
On peut vivre sans être aimé, croyez-moi. Mais on ne peut pas vivre sans aimer. Le temps y remédiera. Pour vivre, vous pardonnerez.
Il faut, dès l’enfance, l’absurde et merveilleux foisonnement de l’amour, amour du monde, amour de la vie, amour des parents, pour s’enfoncer, avec force et joie, dans l’épaisseur des jours.
L'abandon est une autre forme de mort, si ce n'est de meurtre.
C’est impossible d'être à la hauteur de la fiction que l’on a de soi-même. Tout comme il est impossible d'être fidèle à la fiction que ceux qui nous aiment se font de nous.
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Dans la même œuvre

Peut-être avons-nous tous plusieurs vies. Il y a celle dont nous avions rêvé, enfant, et à laquelle nous pensons toujours, une fois adulte, et celle que nous vivons, chaque jour, dans laquelle nous nous devons d’être performants, responsables et utiles, et que nous terminerons jetés dans un trou.
Les coups, on peut aussi les donner avec des mots. L’avantage, c’est que ça ne laisse pas de traces visibles. Ça vous fait juste exploser la tête.
Qu’un deuil nous frappe dans l’enfance et le sentiment de la continuité d’exister n’ira plus de soi.
La fin d’une histoire ne signifie pas la fin de l’amour.
Depuis le début, il savait qu'elle mentait, qu'elle lui avait menti sur tout. Elle restait cette forteresse sans porte ni fenêtres sous le plancher de laquelle il était persuadé que se trouvait le plus beau des trésors, son moi profond, qu'un jour il exhumerait, pour la sauver et la transformer.