L’amour, c’est comme la vie, que cela ne dure pas ne doit pas nous empêcher d’y croire et d’y tenir. Il faut savoir goûter l’éphémère, la beauté de l’instant ! D’ailleurs l’éternité, quand on y songe, ça doit être d’un barbant !

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Ma vie s'est jouée avant que je ne vienne au monde. N'est-ce finalement pas le cas de tout un chacun. Notre vie n'est le fruit d'un passé qu'on ne maîtrise absolument pas.
l’amour, c’est comme la vie, que cela ne dure pas ne doit pas nous empêcher d’y croire et d’y tenir.
De la somptueuse robe brodée et parsemée de fleurs de tissu, il ne restait plus que quelques lambeaux d'étoffe attachés au corps sec de ma mère comme des plantes grimpantes à leur mur de pierre.
A défaut de croire en Dieu, j'ai commencé à croire en moi, en la force de ma parole dont je voyais chaque jour croître l'incroyable pouvoir.
C'est pas des pieds que nous avons, nous autres, c'est des racines, et il est pas certain qu'un de ma lignée puisse vivre ailleurs que sur cette terre.
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Hors du jardin, j'ai découvert le monde, il m'a écorché les pieds.
Un roman n'est pas un mensonge, puisqu'il ne se présente pas comme la vérité, même s'il s'en donne les apparences. Il peut pourtant contenir plus de réalité qu'un témoignage, permettre de toucher à l'intime, de dire ce qui ne saurait être dit autrement.
Intégrer ses obsessions à un livre, c'est une façon comme une autre de les contenir. Je ne suis même pas toujours consciente de ce qui se faufile ainsi dans mes romans pour rester supportable.
C’est curieux tout de même de passer une grande partie de sa vie dans des fictions, avec des êtres invisibles. Parfois ma raison ne tient plus qu’à un fil. Il suffirait de presque rien pour que je reste perchée là-haut, envolée, la tête gonflée à l’hélium avec mes amis imaginaires. Pourquoi redescendre si personne ne vous attend sur la terre ferme ?
Novembre emplit l'espace d'une force immanente. Les éléments s'enlacent, rien ne se contredit, la terre se fait boue, le ciel s'affaisse, les arbres flambent, les clochers s'embrument, les contours s'estompent, les choses s'emmêlent, lascives, débordées par leurs ombres.