Je ne pleure jamais sur ce passé qui a été à la fois merveilleux et douloureux. Je ne regrette rien. Jamais. Si je n'avais pas fait toutes ces rencontres affectives et professionnelles, je n'existerais pas comme j'existe. À chaque fois qu'un de mes amis disparaît, j'ai l'impression qu'on me coupe un bras. Alors, comment je fais pour garder à mon âge ce regard étonné, qui est celui d'un enfant, devant la vie ?
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L'acteur n'existe que dans le regard des autres.
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Le cinéma… Il a fallu que je rencontre Jean-Pierre Melville pour commencer à m’y intéresser. Bien avant Le Doulos – le seul de ses films que j’ai tourné et qui a été le premier pour lequel des critiques m’ont remarqué –, Melville s’était pris d’amitié pour moi.
Quand j'aurai vécu la moitié de l'éternité, je viendrai sur terre pour vous le dire. Je ferai une conférence de presse...
Je n'ai pas choisi ce métier par fuite ou en pensant que j'allais gagner des millions et faire une carrière à Hollywood. Non, j'allais en cours comme on va en apprentissage. J'étais heureux d'apprendre des textes, de jouer la trahison, la passion. De jouer à séduire.
J'ai une sorte d'inconscience, qui vient surtout de mon plaisir de vivre. Parce qu'avec toutes les personnes qui m'étaient indispensables pour respirer et qui, au fur et à mesure, sont mortes. Je continue pourtant à vivre et à travailler gaiement. C'est ça qui me trouble le plus. Cet espèce d'égoïsme extraordinaire.