Sur le cou d'oiseau de la nuit, tu es un collier de soleil.
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Je suis une arène où je me jette sur des capes illusoires que me présentent des toreros endeuillés. Don Tancredo se dresse au centre de l'arène, immobile, éclair de craie.
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Le temps souffre d'un besoin d'incarnation.
Nommer, c'est créer, et imaginer, c'est naître.
Par la parole, l'homme est une métaphore de lui-même.
Il y a un aquarium d'yeux dans ton alcôve.
Dans la même œuvre
L'encre noire ouvre ses larges ailes. Mais la lampe éclate et couvre mes mots d'une couche de cristaux brisés.
J'écoute les pas étouffés de l'aurore qui s'insinue par les fentes, fille maigre et perverse qui jette une lettre pleine d'insinuations et de calomnies.
Je fais mourir de faim l'amour pour qu'il dévore ce qu'il trouve.
Je dégorge toutes les paroles, tous les credo, tous ces aliments froids dont ils nous ont gavés depuis le début.
Parfois une lueur vivace croise l'obscurité, un coup d'aile vert, écaillé. C'est le Cri, qui sort un moment dans l'air, respire et plonge à nouveau dans les profondeurs.