Je suis toujours passée à côté des hommes, je les ai aimés trop tôt, trop vite ou trop tard.

À lire aussi de Delphine de Vigan

Aujourd'hui il lui semble que l'entreprise est un lieu qui broie. Un lieu totalitaire, un lieu de prédation, un lieu de mystification et d'abus de pouvoir, un lieu de trahison et de médiocrité.
Prenez un homme et une femme, touillez, pétrissez, couvrez, laisser reposer. Jetez l'excédent, jetez tout. Refermez le couvercle.
L'écriture ne peut rien. Tout au plus permet-elle de poser les questions et d'interroger la mémoire.
On croit toujours qu'on a le temps de dire les choses, et puis soudain c'est trop tard. On croit qu'il suffit de montrer, de gesticuler, mais ce n'est pas vrai, il faut dire.
La vérité c'est que les choses sont ce qu'elles sont. La réalité reprend toujours le dessus et l'illusion s'éloigne sans qu'on s'en rende compte. La réalité a toujours le dernier mot.
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Dans la même œuvre

Je cherche autour de moi une issue dérobée qui me permettrait d'échapper une fois pour toute à la réalité effective des choses.
J'étais pour ma part convaincue d'une chose: par définition l'amour emporte, accapare, renverse, et rien d'autre ne vaut la peine.
Faut-il toujours des mots pour nommer les sentiments? Faut-il énoncer les choses pour qu'elles existent?
Au-delà des mots, quelque chose parfois nous propulse vers la solitude de l'autre, vers son désespoir, son impuissance ou sa colère, cela même qui ne se partage pas et que l'on croit pourtant reconnaitre.
L'amour se nourrit de miettes, de bribes, de soupirs, l'amour n'a pas besoin de preuves, l'amour fait feu de tout bois et se gave d'illusions.