Elle rêvait de devenir invisible : tout voir, tout entendre, tout apprendre, sans que rien de palpable ne signale sa présence.
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La vérité c'est que les choses sont ce qu'elles sont. La réalité reprend toujours le dessus et l'illusion s'éloigne sans qu'on s'en rende compte. La réalité a toujours le dernier mot.
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À lire aussi de Delphine de Vigan
L'écriture ne peut rien. Tout au plus permet-elle de poser les questions et d'interroger la mémoire.
Et si on décidait d'aller à l'encontre de ce qui se fait ou ne se fait pas, si on décidait que les choses peuvent être autrement même si c'est très compliqué et toujours bien plus qu'il n'y paraît.
Il faut lutter. Mot à mot. Pied à pied. Ne rien céder. Pas une syllabe, pas une consonne. Sans le langage, que reste-t-il ?
Elle revient d'une terre aride qu'elle ne peut raconter...
Dans la même œuvre
Notre silence est comme un retour à l'origine des choses, à leur vérité.
Peut-être que dans la vie on a une seule chance, tant pis si on ne sait pas la saisir, ça ne revient pas.
Si on s'y attache, la grammaire révèle le sens caché de l'histoire, dissimule le désordre et l'abandon, relie les éléments, rapproche les contraires, la grammaire est un formidable moyen d'organiser le monde comme on voudrait qu'il soit.
La violence est ce temps qui recouvre les blessures, l'enchaînement irréductible des jours, cet impossible retour en arrière.
Et si c'était ça, le bonheur, pas même un rêve, pas même une promesse, juste l'instant.