C'est une place merveilleuse d'être interprète.
❧
Je suis de moins en moins bête, ce qui me permet de réaliser de façon de plus en plus aiguë le miracle qu’est notre métier. On entre sur scène, les gens se taisent, applaudissent, vous écoutent. C’est invraisemblable.
◆
À lire aussi de Juliette Gréco
Je suis comme ça. Je vis ce que je dis intensément. Il faut servir les textes du mieux qu’on peut.
La scène, ce n'est pas qu'un métier. C'est une manière de vivre. Je me réveille tous les matins en disant «merci». Merci au jour qui m'est donné. A celui que j'ai eu la veille, si j'ai bien travaillé.
Je n’ai jamais réussi à trouver quelqu’un d’assez riche pour me faire renoncer à ma liberté de penser. Jamais.
On vit un moment très étrange. Pourquoi vouloir s’imposer par la violence et la terreur. Il y a la parole ! On devrait parler « avec » tout le monde, échanger, proposer, tendre la main.
Dans la même œuvre
Si l'enfance est comme la mienne violente et douloureuse, ça conditionne l'adulte que je suis devenue, qui peut rester des jours sans parler.
Ce qui nous reste d'enfance. Joie de rire, joie de voir des belles personnes, joie du spectacle, joie de la victoire, joie à en éclater de rire. Quand on a ce qu'on appelle joie, cela doit se voir sur le visage. On est plus beau. La joie rend beau. Plus beau qu'on est, à coup sûr. Joie, moment de bonheur.
Chanter, c'est tout donner et recevoir la vibration du public... On entre sur scène, les gens se taisent, applaudissent, vous écoutent. C’est invraisemblable.
Chanter, c'est tout donner et recevoir la vibration du public...
J'ai choisi d'aimer qui je veux quand je veux.