Le monde va toujours vers le pire. Dès qu'on le laisse aller seul, le monde va vers la destruction du faible et du précieux en nous.
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Je rentre dans mon horloge suisse et m'endors en pensant comme chaque soir que le plus beau est à venir.
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À lire aussi de Christian Bobin
Savoir qu'on est vivant est tout savoir.
Peu de livres changent une vie. Quand ils la changent c'est pour toujours, des portes s'ouvrent que l'on ne soupçonnait pas, on entre et on ne reviendra plus en arrière.
Il y a une beauté qui n'est atteinte que là, dans cette grande intelligence proposée à l'esprit par le temps vide et le ciel pur.
Le malheur c'est que, si vous réussissez à attraper un solitaire, vous le perdez : il n'est plus seul.
Dans la même œuvre
Je vois le vide qu'il y a entre les hommes, plus grand que celui qui sépare une étoile d'une autre étoile. Chacun travaille, travaille, travaille à son sombre intérêt et ceux qui n'y travaillent pas sont broyés.
Ecrire, c'est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l'ouvrir.
Les gitans, les chats errants et les roses trémières savent quelque chose sur l'éternel que nous ne savons plus.
Les fleurs sont les premières gouttes de pluie de l'éternel.
La vraie lumière ne vient que par illuminations, explosions intérieures, non décidables.