Je pense à toi, tous les jours. Cela devient une pensée douce et calme. Voilà mon occupation: me rappeler certains moments de toi.

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Il faudrait toujours rester sur ses gardes. Et ne pas oublier que ceux qui veulent nous nuire sont peu traversés par des états d'âme.
Personne ne dit : Je vais très mal. Je vais me pendre, sauf à être parfaitement dépressif, ou à vouloir attirer l'attention, ou à être un geignard professionnel. Tout le monde dit qu'il va bien. Tout le monde est élégant.
Le temps guérit de tout et ne laisse à la surface que les images que nous voulons bien conserver.
Il dit : Mais je te préfère maintenant avec ce corps alourdi, les traits affaissés, la peau crevassée. Je t'aimerais moins s'il n'y avait pas tout ce temps sur toi, toutes ces années. Je pense même que je ne t'aimerais pas du tout.
Je me souviens enfin de cette phrase prononcée alors que j'étais une enfant encore: «Quand on a fait l'expérience de la liberté, comment y renoncer?»
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Les gens qui ne sont pas capables de jeter, qui hésitent à se séparer de vieilleries qui ne leur sont d'aucune utilité sont d'incurables nostalgiques que le passé entrave.
La timidité chez un homme est une faiblesse charmante.
Je ne crois pas que le luxe donne de l'élégance à la tristesse, il peut parfois la rendre plus supportable, ou figurer son écrin, c'est tout.
Avec toi, qu'elle qu'aurait été la manière, je n'aurais pas pu échapper à la souffrance, à la pureté éclatante de la souffrance.
Ce sont les détails qui me crèvent le plus le coeur, ce sont les choses de presque rien, qui se produisent sans que je les prévoie, surviennent sans prévenir, surgissent dans mon quotidien, qui me mettent à terre.