Les avions me fascinaient, j'y voyais le symbole de la liberté, du danger même, non d'avoir un accident, mais de laisser ce que l'on connaissait, qui encadrait ; partir était aussi se quitter soi-même.
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Je ne sais pas si l'amour est le sacrifice de l'écriture, ou si l'écriture efface, lentement, l'amour.
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À lire aussi de Nina Bouraoui
On ne tire jamais de traits définitifs, on le sait, le passé est un serpent qui mord.
On espère beaucoup d'une fille, de son histoire, de son corps. C'est un grand mystère une fille.
Les rêves c'est la partie de soi que l'on ne peut pas montrer. Parce que c'est l'âme sans défense.
On dit que le ciel devient blanc avant la neige, il doit neiger dans ma tête alors.
Dans la même œuvre
L'écriture et l'amour procèdent de la même tension, de la même joie, de la même perdition.
J'ai peur d'écrire, comme j'ai peur d'aimer.
L'amour ouvre le chemin de l'écriture, l'écriture succède à l'amour, s'y mêle ou le défait.
Il n'y a pas d'amour seul comme il n'y a pas d'écriture orpheline.
Je ne suis pas innocente. J'ai toujours succombé à la beauté. J'écris pour dire ce ravissement-là. Ce livre est l'histoire des strates amoureuses qui me composent.