Venus purs du néant, nous en partons impurs. - \r\nVenus heureux, nous repartons pleins de misère. - \r\nL'eau des pleurs dans les yeux, au cœur un feu obscur, - \r\nnous rendons l'âme à l'air et mourrons dans la terre.
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Je ne me suis jamais privé de donner mon temps aux sciences - \r\nPar la science j'ai dénoué les quelques nœuds d'obscurs secrets - \r\nAprès soixante-douze années de réflexion sans jour de trêve - Mon ignorance, je la sais...
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Combien longue est l'infinie poursuite du Ceci et du Cela qui engendre l'effort et la dispute. Mieux vaut être joyeux par la grappe que triste par un fruit plus amer.
O toi qui es venu tout ardent du monde de l'esprit ; - \r\nToi qui, stupéfait, t'interroges sur le cinq, le quatre, le six et le sept, - \r\nBois du vin, car tu ne sais d'où tu es venu. - \r\nRéjouis-toi, car tu ne sais où tu vas.
Un souffle éloigne seul l'incrédulité de la foi. - Il n'est, entre le doute et la certitude, qu'un souffle. - De ce souffle si court, faisons le plus joyeux emploi. - De la vie à la mort, on glisse en l'espace d'un souffle.
La lune a déchiré la robe de la nuit. - Bois du vin maintenant; cela seul réjouit. - Profite du bonheur; bientôt le clair de lune - Sur notre tombe à nous rayonnera sans bruit.
Dans la même œuvre
La nuit n'est peut-être que la paupière du jour.
Bois du vin, car tu dormiras longtemps sous la terre.
Depuis que le soleil et la lune brillent au firmament, on n'a rien connu de meilleur que le vin.
Veux-tu que ta vie repose sur une voie solide? - Veux-tu vivre affranchi de tout chagrin ? - Ne demeure pas un instant sans boire du vin.
Combien longue est l'infinie poursuite du Ceci et du Cela qui engendre l'effort et la dispute. Mieux vaut être joyeux par la grappe que triste par un fruit plus amer.