Ce métier, je le fais pour plusieurs raisons, mais l’une des plus évidentes est que je voulais qu’on m’aime.
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Je n'aime pas les jeux de pouvoir, je n'aime que les cadeaux. Ceux que je fais et ceux que l'on m'offre...
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Dans les coulisses, j'entendais toujours: « Vas-y, vas-y! Salue, salue! » Mais non, j'ai tout donné! Je ne veux plus rechanter. Je suis épuisée, une flaque. Ce moment-là, il est magnifique aussi. C'est comme après l'amour, on est exsangue.
Ce qui nous reste d'enfance. Joie de rire, joie de voir des belles personnes, joie du spectacle, joie de la victoire, joie à en éclater de rire. Quand on a ce qu'on appelle joie, cela doit se voir sur le visage. On est plus beau. La joie rend beau. Plus beau qu'on est, à coup sûr. Joie, moment de bonheur.
Chanter, c'est tout donner et recevoir la vibration du public...
Je sais seulement que j'ai un curieux pouvoir: celui de ne pas être devenue adulte. Du tout. Dans la vie, il faut être grave. Désespéré. Heureux. Passionné. Émerveillé. Mais pas sérieux, non! Le jour où on se prend au sérieux, on meurt un peu. Moi, je suis vieille, mais je ne suis pas adulte.
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Si je me suis mariée trois fois, c'est uniquement par politesse.
Je ne porte pas un intérêt particulier à moi-même, vous savez. J'ai du respect pour moi, parce que je reste cohérente et que je suis folle. Folle de passion, folle d'amour... Mais je ne suis pas narcissique.
Je suis un animal sauvage, totalement impropre au dressage. Je suis arrivée comme ça, je partirai comme ça.
J'ai un sens suraigu de l'injustice. Quant à la liberté... Si je me suis mariée trois fois, c'est uniquement par politesse. « Ne mettons pas nos noms au bas d'un parchemin...» Brassens a raison. Aussi prestigieux que soient les hommes que j'ai épousés, je ne me suis jamais appelée Mme Philippe Lemaire, ni Mme Michel Piccoli, ni Mme Gérard Jouannest. Je m'appelle toujours Gréco.
J'ai toujours eu besoin d'être seule. Seule pour pouvoir travailler en moi. Sans cela, je n'entends rien.