... tout ce qu'on vit vraiment est secret, clandestin et volé ...
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Je lis pour faire sa place à la douleur. Je lis pour voir, pour bien voir - mieux que dans la vie - l'étincelante douleur de vivre.
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À lire aussi de Christian Bobin
... pour bien écrire le mot amour, il y faudrait plus d'encre qu'il n'y a au monde.
Il y a la mode et il y a le ciel, et, entre les deux, rien. Ce qui rend la lecture de la vie difficile, c'est qu'il y a des modes de tout, même du ciel.
Les dos sont les vrais visages des gens, ce sont les visages qu'ils ne pensent pas à cacher, ce sont leurs visages quand ils nous quittent, quand ils s'éloignent de nous.
Le silence est le cadeau des anges dont nous ne voulons plus, que nous ne cherchons plus à ouvrir.
Dans la même œuvre
Une vie sans lecture est une vie que l'on ne quitte jamais, une vie entassée, étouffée de tout ce qu'elle retient.
Le bonheur va avec le malheur, la joie va avec la peine. Ce qui vous arrive ne va avec rien, ou bien avec tout.
Au lever de la vie, à l'aurore des yeux, on avale la vie par la bouche, par les mains, mais on ne tache pas encore ses yeux, avec de l'encre.
La muraille entre les riches et les pauvres est visible. Elle peut se déplacer ou s'effondrer par endroits. La muraille entre les lecteurs et les autres est bien plus enfoncée dans la terre, sous les visages.
A quoi reconnaît-on les gens fatigués? A ce qu'ils font des choses sans arrêt.