Il y a la mode et il y a le ciel, et, entre les deux, rien. Ce qui rend la lecture de la vie difficile, c'est qu'il y a des modes de tout, même du ciel.

À lire aussi de Christian Bobin

Ce sourire, au début, personne pour le voir. Que deviennent les choses que personne ne voit ? Elles grandissent. Tout ce qui grandit, grandit dans l'invisible et prend, avec le temps, de plus en plus de force, de plus en plus de place.
Il y a ces deux choses en nous : l'amour et la solitude. Elles sont entre elles comme deux chambres reliées par une porte étroite.
Les hommes regardent les femmes et ils en perdent la vue. Les femmes regardent les mots d'amour et elles y trouvent leur âme.
Les mots Dieu ou amour ont traîné partout, et pourtant ils ont trop précieux pour qu'on les abandonne.
Je ne maudis jamais la pluie, cette petite soeur déshéritée du soleil.
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Ecrire comme on taille une branche pour en extraire la flèche qu'elle promettait.
Il y a toujours dans un livre même mauvais, une phrase qui bondit au visage du lecteur comme si elle n'attendait que lui.
L'art de vivre consiste à garder intact le sentiment de la vie et à ne jamais déserter le point d'émerveillement et de sidération qui seul permet à l'âme de voir.
Deux sortes de paradis: venir en aide à quelqu'un et lire un livre.
Savoir vraiment quelque chose c'est savoir comme les nouveaux-nés et les vieillards, que nous baignons dans une lumière d'ignorance.