Pourtant il faudrait aller travailler, se fondre dans la fourmilière, comme tous les jours, semaine après semaine. Gagner cette misère pour que la société vous donne votre denier de survie, vous donne le droit de vous nourrir ou de respirer.
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Je déteste les glaciers, ils régurgitent les cadavres des alpinistes malheureux, les piègent de leurs crevasses, ils témoignent avec une rage millénaire, que la nature est une tueuse d'hommes.
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De tout temps, le fouet avait transformé les hommes. Il les anéantissait avant de les rendre plus forts, plus hargneux, plus combatifs.
Partout, autour de ces gens qui ont été contaminés le mercredi au restaurant, on a des cas secondaires. La famille, les proches, les amis. Le virus est un sprinter.
Tout semblait s'accélérer : les dérèglements climatiques, la folie humaine, la violence. L'homme et la nature paraissaient avoir atteint un point de rupture : c'était à présent un combat à l'issue duquel, peut-être, un seul finirait par subsister. Mais si la nature pouvait exister sans l'homme, l'inverse était faux.
Aura se dit que tous les présidents étaient atteints d'Alzheimer quand il s'agissait de tenir leurs promesses de campagne.
Dans la même œuvre
La lumière est l'une des composantes nécessaires à la vie; sans elle, on s'éteint, on se dissocie. Je me rends compte à quel point la chaleur d'un rayon, d'un sourire, me manque.
La liberté existe. Elle nous paraît inaccessible, c'est sans doute ce qui la rend si précieuse.