Même si elle ne les a jamais énoncés, Facebook connaît ses croyances religieuses, son orientation sexuelle, son niveau de bonheur, et si elle va divorcer dans l'année avant même qu'elle en ait conscience, uniquement par son comportement sur les réseaux, son maillage d'amis, ses interactions et sa façon d'envoyer des putains de smileys. Flowizz n'a jamais lu 1984, d'Orwell, elle aurait dû.
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Pourtant il faudrait aller travailler, se fondre dans la fourmilière, comme tous les jours, semaine après semaine. Gagner cette misère pour que la société vous donne votre denier de survie, vous donne le droit de vous nourrir ou de respirer.
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En définitive, Facebook en savait dix fois plus sur un internaute face à un clavier qu'un graphologue décortiquant une lettre manuscrite.
Les doigts glissaient sur les écrans de téléphone, les regards fuyaient, comme si chacun devait craindre l'autre. Tous ensemble, agglutinés, et pourtant si seuls dans leurs cavernes. Progressivement, les gens s'éloignaient les uns des autres, ne se touchaient plus, ne se parlaient plus, se rapprochaient des machines.
La moitié de la France est dépressive, ça n'aide pas.
Le gouvernement sait très bien que la communication est à double tranchant. Si les gens prennent peur, c'est pire que s'ils tombent vraiment malades. D'un autre côté, s'ils ne se sentent pas concernés, ils ne prendront aucune précaution et le virus fera sa loi.
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Il réapparut avant même de disparaître. La magie des gens pressés.
On ne va pas chercher la chance. C'est elle qui vient vous prendre. Et elle vous quitte quand bon lui semble, creusant dans son sillage un grand trou dans lequel peuvent se glisser des démons odieux.
A trop effleurer le mal, on devient le mal.
Il est souvent plus jouissif de rêver d'un objet que de le posséder.