En définitive, Facebook en savait dix fois plus sur un internaute face à un clavier qu'un graphologue décortiquant une lettre manuscrite.
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Même si elle ne les a jamais énoncés, Facebook connaît ses croyances religieuses, son orientation sexuelle, son niveau de bonheur, et si elle va divorcer dans l'année avant même qu'elle en ait conscience, uniquement par son comportement sur les réseaux, son maillage d'amis, ses interactions et sa façon d'envoyer des putains de smileys. Flowizz n'a jamais lu 1984, d'Orwell, elle aurait dû.
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Les mômes existent pour nous rappeler que les priorités ne sont pas toujours celles qu'on croit. Même si c'est parfois difficile, ils remettent de l'ordre dans nos existences.
Aura se dit que tous les présidents étaient atteints d'Alzheimer quand il s'agissait de tenir leurs promesses de campagne.
Tout semblait s'accélérer : les dérèglements climatiques, la folie humaine, la violence. L'homme et la nature paraissaient avoir atteint un point de rupture : c'était à présent un combat à l'issue duquel, peut-être, un seul finirait par subsister. Mais si la nature pouvait exister sans l'homme, l'inverse était faux.
Contrairement aux idées reçues, plus on se remémore un souvenir, plus il se modifie et plus on s'éloigne de la vérité.
Dans la même œuvre
Les doigts glissaient sur les écrans de téléphone, les regards fuyaient, comme si chacun devait craindre l'autre. Tous ensemble, agglutinés, et pourtant si seuls dans leurs cavernes. Progressivement, les gens s'éloignaient les uns des autres, ne se touchaient plus, ne se parlaient plus, se rapprochaient des machines.
On pouvait modifier des génomes ou inventer des machines toujours plus perfectionnées, mais on ne pouvait rien contre la colère de la nature. L'histoire de notre planète en témoignait, ainsi que celle des espèces qui avaient été balayées au fil des millénaires. Si l'homme allait trop loin, la nature saurait se débarrasser de lui.
Tout ce qui tombait dans la marmite d'Internet y cuisait pour l'éternité.
C'est une image, mais la caverne de Platon, tu te rappelles? On nous montre que ce qu'on veut bien nous montrer. Et si on n'a pas la curiosité d'aller fouiner plus loin, on est prisonniers du système.
Une crue, c'était le résultat d'une nature en colère, d'une force implacable qui tirait, au cœur même de la civilisation, les sonnettes d'alarme. Le monstre sortait de ses gonds et détruisait, noyait, avalait, en réponse à l'inconséquence de l'homme. Une incursion vive, brutale , un hold-up dans le quotidien et l'intimité des gens, plus concrète que la fonte de la calotte glacière.