Jamais, jusqu'à présent, une poignée de gens et d'entreprises – Google, Apple, Facebook, Amazon… les GAFA – n'ont façonné à ce point les pensées d'un milliard de chimpanzés et guidé leurs choix. Les robots, les algorithmes vous envahissent. Le portable est devenu le prolongement de votre cerveau, que vous offrez sans contrôle à des bases de données. Je vous plains plus que je ne vous hais, pauvres chimpanzés, votre vie appartient désormais à Google et Facebook ! Votre existence est construite sur des « J'aime » et sans eux, vous avez l'impression de n'être rien.

À lire aussi de Franck Thilliez

On pouvait modifier des génomes ou inventer des machines toujours plus perfectionnées, mais on ne pouvait rien contre la colère de la nature. L'histoire de notre planète en témoignait, ainsi que celle des espèces qui avaient été balayées au fil des millénaires. Si l'homme allait trop loin, la nature saurait se débarrasser de lui.
L'homme, tel que nous le connaissons, est le pire virus de la planète. Il se reproduit, détruit, épuise ses propres réserves, sans aucun respect, sans stratégie de survie.
Aura se dit que tous les présidents étaient atteints d'Alzheimer quand il s'agissait de tenir leurs promesses de campagne.
Je déteste les glaciers, ils régurgitent les cadavres des alpinistes malheureux, les piègent de leurs crevasses, ils témoignent avec une rage millénaire, que la nature est une tueuse d'hommes.
La grippe n'est peut-être pas la plus destructrice, mais elle est d'une efficacité redoutable en ce qui concerne la propagation. Son délai d'incubation est très court, c'est une grande sportive. Rien qu'en France, on pourrait atteindre dix millions de malades. Parmi les personnes touchées, 99,9 % passeront une mauvaise semaine au lit. Rien de grave, mais cela va entraîner un absentéisme de plusieurs millions de journées de travail, ça va se chiffrer en millions d'euros. Je ne te parle pas de la désorganisation du système de santé, de l'engorgement des hôpitaux, des perturbations importantes de la vie sociale et économique, j'en passe. – Ce qui est important, aussi, en termes de vies humaines, c'est que 0,1 % des malades auront de graves symptômes respiratoires et mourront des complications. 0,1 %, ça semble ridicule, mais quand on ramène à des millions de malades, je te laisse faire le calcul.
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Dans la même œuvre

Les doigts glissaient sur les écrans de téléphone, les regards fuyaient, comme si chacun devait craindre l'autre. Tous ensemble, agglutinés, et pourtant si seuls dans leurs cavernes. Progressivement, les gens s'éloignaient les uns des autres, ne se touchaient plus, ne se parlaient plus, se rapprochaient des machines.
On pouvait modifier des génomes ou inventer des machines toujours plus perfectionnées, mais on ne pouvait rien contre la colère de la nature. L'histoire de notre planète en témoignait, ainsi que celle des espèces qui avaient été balayées au fil des millénaires. Si l'homme allait trop loin, la nature saurait se débarrasser de lui.
Tout ce qui tombait dans la marmite d'Internet y cuisait pour l'éternité.
C'est une image, mais la caverne de Platon, tu te rappelles? On nous montre que ce qu'on veut bien nous montrer. Et si on n'a pas la curiosité d'aller fouiner plus loin, on est prisonniers du système.
Une crue, c'était le résultat d'une nature en colère, d'une force implacable qui tirait, au cœur même de la civilisation, les sonnettes d'alarme. Le monstre sortait de ses gonds et détruisait, noyait, avalait, en réponse à l'inconséquence de l'homme. Une incursion vive, brutale , un hold-up dans le quotidien et l'intimité des gens, plus concrète que la fonte de la calotte glacière.