L'élégance et la sobriété dont rêvent tous les auteurs sont intimidantes, on éloigne le public avec un message trop classieux. J'ai donc cessé de m'indigner des photos mises de travers, contournées, ou retournées pour que le visage soit orienté vers le milieu de la page. J'ai cessé de défendre la modernité et la pureté d'une ligne esthétique. Qu'on m'enfouisse dans un délire de graphiste, je n'en serai pas moins lue, les lecteurs qui m'importent braveront les barrières du mauvais goût
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J'ai un flash de nostalgie pour la foi aveugle. Notre cartésianisme nous rend-il heureux ? Comme en amour, la partialité absolue n'est-elle pas pourvoyeuse d'extase ? L'illusion n'est-elle pas plus douce que la raison ?
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À lire aussi de Macha Méril
Je ne vois aucun progrès de l'humanité. La violence ravage l'intime et le collectif et l'accès élargi à la culture a fait d'elle une marchandise.
Les femmes qui se jettent à la tête des hommes brisent cet équilibre ancestral et faussent le jeu de la séduction.
Les humains déteignent sur la nature et pas le contraire. On est dans un pays arabe, on y mange de la nourriture arabe, on parle et on écrit en arabe. La mer est arabe. Elle sent le safran et le cumin. Elle susurre des mots d'arabe.
Pour faire du cinéma, il ne faut pas transpirer, il faut respirer.
Dans la même œuvre
Les humains déteignent sur la nature et pas le contraire. On est dans un pays arabe, on y mange de la nourriture arabe, on parle et on écrit en arabe. La mer est arabe. Elle sent le safran et le cumin. Elle susurre des mots d'arabe.
Les femmes donnent tout à l'homme qu'elles aiment. La confiance, l'admiration et la tendresse. Quand elles sont trahies, elles tombent de haut.
La vie n'a pas toujours le même prix, tout au long de nos existences. Il fluctue, il bouge, il évolue. Comme les actions en bourse
Quand on est en guerre, une mort est un mauvais point dans un bilan ; quand c'est la maladie, une mort est une défaite de la médecine ; quand c'est un accident du travail, une mort est un pas vers la justice, la protection des travailleurs, la mécanisation. Quand c'est la révolution, une vie vaut dix vies, celles de la paix future, du renouveau. Quand on meurt dans son avion, comme Saint-Exupéry, c'est une vie gagnée, celle de la gloire et un pied de nez à la médiocrité et à la triste vieillesse
L'élégance et la sobriété dont rêvent tous les auteurs sont intimidantes, on éloigne le public avec un message trop classieux. J'ai donc cessé de m'indigner des photos mises de travers, contournées, ou retournées pour que le visage soit orienté vers le milieu de la page. J'ai cessé de défendre la modernité et la pureté d'une ligne esthétique. Qu'on m'enfouisse dans un délire de graphiste, je n'en serai pas moins lue, les lecteurs qui m'importent braveront les barrières du mauvais goût