L'élégance et la sobriété dont rêvent tous les auteurs sont intimidantes, on éloigne le public avec un message trop classieux. J'ai donc cessé de m'indigner des photos mises de travers, contournées, ou retournées pour que le visage soit orienté vers le milieu de la page. J'ai cessé de défendre la modernité et la pureté d'une ligne esthétique. Qu'on m'enfouisse dans un délire de graphiste, je n'en serai pas moins lue, les lecteurs qui m'importent braveront les barrières du mauvais goût

À lire aussi de Macha Méril

L'amour est la fin de la liberté, mais c'est le début du dépassement. Il n'y a pas de chaos, il n'y a que des signaux que nous ne comprenons pas
Les bonnes âmes ne cessaient de lui dire qu'on a plusieurs vies au cours de la vie, qu'un seul homme ne peut endosser toutes les fonctions, répondre à tous les besoins d'une femme, de même qu'une femme ne peut assouvir tous les désirs d'un homme.
Les femmes donnent tout à l'homme qu'elles aiment. La confiance, l'admiration et la tendresse. Quand elles sont trahies, elles tombent de haut.
On ne parle pas de corde dans la maison d'un pendu.
Les muscles perdent leur utilité, à cause des machines et du partage des responsabilités avec les femmes. Les femmes se musclent et les hommes s'adoucissent. On va vers un physique androgyne qui touche hommes et femmes, la parité se fera naturellement, par cette seule mutation. La beauté d'hier ne sera pas la beauté de demain, des types nouveaux apparaîtront, entre métissage et mixité.
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Dans la même œuvre

Les humains déteignent sur la nature et pas le contraire. On est dans un pays arabe, on y mange de la nourriture arabe, on parle et on écrit en arabe. La mer est arabe. Elle sent le safran et le cumin. Elle susurre des mots d'arabe.
Les femmes donnent tout à l'homme qu'elles aiment. La confiance, l'admiration et la tendresse. Quand elles sont trahies, elles tombent de haut.
La vie n'a pas toujours le même prix, tout au long de nos existences. Il fluctue, il bouge, il évolue. Comme les actions en bourse
Quand on est en guerre, une mort est un mauvais point dans un bilan ; quand c'est la maladie, une mort est une défaite de la médecine ; quand c'est un accident du travail, une mort est un pas vers la justice, la protection des travailleurs, la mécanisation. Quand c'est la révolution, une vie vaut dix vies, celles de la paix future, du renouveau. Quand on meurt dans son avion, comme Saint-Exupéry, c'est une vie gagnée, celle de la gloire et un pied de nez à la médiocrité et à la triste vieillesse
On dirait qu'une vie doit contenir son lot obligatoire de souffrance. La liberté qui nous reste est celle de vivre écrasé ou avec panache, de rire dans la douleur ou de porter lourdement sa croix. Ma mère savait rire, et nous faire rire