J'ai toujours su que l'âge adulte ne comptait pas : dès la puberté, l'existence n'est plus qu'un épilogue.

À lire aussi de Amélie Nothomb

Ecrire ? Ne soyez pas vulgaire, je vous prie. Il n'y a pas plus commun qu'écrire. Aujourd'hui, le moindre footballeur écrit.
A quoi sert-il d'exposer une vision du monde si le monde s'en fout ?
On a déjà tant à aimer quand on ne sait de l'aimée que son prénom.
L'amour concentre la certitude et le doute : on est sûr d'être aimé autant qu'on en doute, non pas tour à tour, mais en une simultanéité déconcertante.
On n'apprend des vérités si fortes qu'en ayant soif, qu'en éprouvant l'amour et en mourant : trois activités qui nécessitent un corps.
Toutes les citations de Amélie Nothomb →

Dans la même œuvre

Le ventilateur est au communisme ce que l'épithète est à Homère: Homère n'est pas le seul écrivain au monde à utiliser des épithètes. Mais c'est sous sa plume que les épithètes prennent tout leur sens.
Y a-t-il encore des esprits assez naïfs pour s'imaginer que les théories servent à être crues? Les théories servent à irriter les philistins, à séduire les esthètes et à faire rire les autres.
Dès la puberté, l'existence n'est plus qu'un épilogue.
La noblesse, c'est aussi admettre ce qui va de soi. Il ne fallait pas se cacher que le monde s'était préparé à mon existence depuis des milliards d'années.
La seule manière de cesser de souffrir, c'est de n'avoir plus que du vide dans la tête. La seule manière de se vider la tête à fond, c'est d'aller le plus vite possible, c'est de lancer son cheval au galop.