J'ai tendance à approfondir un sujet au lieu de le traiter de façon superficielle, parce que mon écriture doit apporter quelque chose à la matière que j'explore. Écrire, c'est aussi plonger en soi, mais, étant de nature introspective, ça ne me demande pas trop d'effort.

À lire aussi de Donna Tartt

Je crois qu’une diversité de professeurs est nuisible et ne peut que troubler un jeune esprit, tout comme je crois qu’il vaut mieux connaître un livre à fond qu’une centaine de façon superficielle. Je sais que le monde moderne a tendance à me donner tort, mais après tout Platon n’a eu qu’un seul professeur, de même qu’Alexandre.
Il ne convient pas de s'effrayer de ce dont on ne sait rien. Vous êtes comme des enfants qui ont peur du noir.
La jeunesse m'interpelle, car tout semble flottant et changeant pendant ce passage. Il est possible de faire des erreurs qui ruineront le reste de notre existence. Un jeune n'a pas la maturité de comprendre les ramifications qu'engendrent ses décisions.
Je regarde les visages inexpressifs des autres passagers qui soulèvent leurs porte-documents, leurs sacs à dos, et traînent des pieds pour débarquer et je pense à ce qu’a dit Hobie : la beauté modifie le grain de la réalité. Je continue aussi de penser à la sagesse plus conventionnelle : à savoir que la poursuite de la beauté pure est un piège, une voie rapide menant à l’amertume et au chagrin, parce que la beauté doit être associée à quelque chose de plus profond.
Il n'y a rien de mal à aimer la Beauté. Mais la Beauté - à moins d'être alliée à quelque chose de plus profond - est toujours superficielle.
Toutes les citations de Donna Tartt →

Dans la même œuvre

Ne pas écrire me fait souffrir...
Je ne possède pas le don de la concision, puisque je mets dix ans pour donner vie à un gros roman.
Difficile de philosopher dans un roman sans paraître ennuyeux, alors mieux vaut distiller les grandes idées avec subtilité. Les livres ont le pouvoir de nous modifier de l'intérieur, c'est pourquoi ils représentent un danger. Certains sont brûlés parce qu'ils peuvent changer nos idées et influencer les êtres humains que nous sommes.
Enfant, j'observais et j'écoutais déjà tout. Chacun incarne un mystère, même les êtres qui nous sont le plus chers. On ne connaît jamais personne, tant le visage qu'on présente au monde diffère de celui qu'on est à l'intérieur.
Ce qui m'intéresse dans mon travail romanesque, c'est ce paradoxe entre une personne qui peut sembler attirante, alors qu'elle est plus sombre qu'on imagine. L'inverse est tout aussi vrai, puisqu'un être étrange peut cacher des trésors. Pas étonnant que le «trompe-l'oeil» ne s'applique pas aux autres sens !