J'ai faim de tes cheveux, de ta voix, de ta bouche, sans manger je vais par les rues, et je me tais, sans le soutien du pain, et dès l'aube hors de moi je cherche dans le jour le bruit d'eau de tes pas.

À lire aussi de Pablo Neruda

Nul ne peut imaginer la tendresse d'une mangouste.
Je croyais que la route passait par l'homme, et que de là devait déboucher le destin.
Je t'aime comme la plante qui ne fleurit pas - Et porte en soi, cachée, la lumière de ces fleurs, - Et grâce à ton amour dans mon corps vit l'arôme - Obscur et concentré montant de la terre.
Et vous allez me demander: mais pourquoi votre poésie - Ne vous parle-t-elle pas du rêve, des feuilles - Où des grands volcans de votre pays natal? - Venez voir le sang dans les rues - Venez voir - Le sang dans les rues, - Venez voir le sang - Dans les rues!
Il meurt lentement, celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n'écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.
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Dans la même œuvre

Je t'aime parce que je t'aime et voilà tout et de t'aimer j'en arrive à ne pas t'aimer et de t'attendre alors que je ne t'attends plus mon coeur peut en passer du froid à la brûlure.
Je ne t'aime que parce que c'est toi que j'aime, et je te hais sans fin, te hais et te supplie, et la mesure de mon amour voyageur est de ne pas te voir, de t'aimer en aveugle.
Je suis affamé de ton rire de cascade, et de tes mains couleur de grenier furieux, oui, j'ai faim de la pâle pierre de tes ongles, je veux manger ta peau comme une amande intacte.
Mon amour a deux existences pour t'aimer. Pour cela je t'aime quand je ne t'aime pas et c'est pour cela que je t'aime quand je t'aime.
En moi rien ne s'éteint ni s'oublie, mon amour se nourrit de ton amour, ma belle, et durant ta vie il sera entre tes bras sans s'échapper des miens.