J'ai construit ma maison comme un jouet et j'y joue du matin au soir.
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Je suis affamé de ton rire de cascade, et de tes mains couleur de grenier furieux, oui, j'ai faim de la pâle pierre de tes ongles, je veux manger ta peau comme une amande intacte.
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O chair, ma chair, femme que j'ai aimée et perdue, - c'est toi dans cette heure humide que j'évoque et fais chant. - Comme un vase tu abritas l'infinie tendresse, - et l'oubli infini te réduisit en miettes comme un vase.
Et il en émane une odeur non de pièce morte, non de sacristie et de toiles d'araignée, mais d'espace végétal, de rafales qui retombent soudain en ouragan de plumes, de feuilles, de pollen de la forêt sans fin...
L'enfant qui ne joue pas n'est pas un enfant, mais l'homme qui ne joue pas a perdu à jamais l'enfant qui vivait en lui et qui lui manquera beaucoup.
Mon amour a deux existences pour t'aimer. Pour cela je t'aime quand je ne t'aime pas et c'est pour cela que je t'aime quand je t'aime.
Dans la même œuvre
Je t'aime parce que je t'aime et voilà tout et de t'aimer j'en arrive à ne pas t'aimer et de t'attendre alors que je ne t'attends plus mon coeur peut en passer du froid à la brûlure.
Je ne t'aime que parce que c'est toi que j'aime, et je te hais sans fin, te hais et te supplie, et la mesure de mon amour voyageur est de ne pas te voir, de t'aimer en aveugle.
J'ai faim de tes cheveux, de ta voix, de ta bouche, sans manger je vais par les rues, et je me tais, sans le soutien du pain, et dès l'aube hors de moi je cherche dans le jour le bruit d'eau de tes pas.
Mon amour a deux existences pour t'aimer. Pour cela je t'aime quand je ne t'aime pas et c'est pour cela que je t'aime quand je t'aime.
En moi rien ne s'éteint ni s'oublie, mon amour se nourrit de ton amour, ma belle, et durant ta vie il sera entre tes bras sans s'échapper des miens.