Ils pensent à Demain, c'est-à-dire, simplement, à un nouvel aujourd'hui; les villes ne disposent que d'une seule journée qui revient toute pareille à chaque matin.

À lire aussi de Jean-Paul Sartre

Ne savez-vous pas que les morts n'ont jamais de pitié? Leurs griefs sont ineffaçables, parce que leur compte s'est arrêté pour toujours.
Montrer les limites de l'interprétation psychanalytique et de l'explication marxiste et que seule la liberté peut rendre compte d'une personne dans sa totalité, faire voir cette liberté aux prises avec le destin, d'abord écrasée par ses fatalités puis se retournant sur elles pour les digérer peu à peu, prouver que le génie n'est pas un don mais l'issue qu'on invente dans les cas désespérés, retrouver le choix qu'un écrivain fait de lui-même, de sa vie et du sens de l'univers jusque dans les caractères formels de son style et de sa composition, jusque dans la structure de ses images, et dans la particularité de ses goûts, retracer en détail l'histoire d'une libération : voilà ce que j'ai voulu.
Il faut un double soleil pour éclairer le fond de la bêtise humaine.
J'étais élu, marqué mais sans talent: tout viendrait de ma longue patience et de mes malheurs.
Elle se levait la première et, comme nous faisions la grasse matinée, elle nous apportait le petit déjeuner au lit.
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Dans la même œuvre

Un droit n'est jamais que l'autre aspect d'un devoir.
J'admire comme on peut mentir en mettant la raison de son côté.
Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre.
Je suis libre: il ne me reste plus aucune raison de vivre, toutes celles que j'ai essayées ont lâché et je ne peux plus en imaginer d'autres. ... Seul et libre. Mais cette liberté ressemble un peu à la mort.
Trois heures. Trois heures, c'est toujours trop tard ou trop tôt pour tout ce qu'on veut faire.