Ça s’appelle la pensée magique. « Si je fais telle chose, telle autre arrivera », même s’il n’y a aucun lien entre les deux. « Si je marche sur une fente du trottoir, ma mère se fera mal au dos. » Ou si je passe sous une échelle, ou si je casse un miroir. On nous apprend très jeune à croire à la magie, puis nous passons le reste de notre vie à être punis pour ça .
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Il y avait deux choses qu’une personne ne pouvait faire sur demande, même si elle le voulait : blêmir et rougir.
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Les travailleurs humanitaires, lorsqu'ils tendent de la nourriture à des gens affamés, apprennent rapidement que les gens qui se battent aux premiers rangs sont ceux qui en ont le moins besoin. Les vrais indigents sont assis à l'arrière, trop faibles pour lutter. Il en va de même dans la tragédie. Souvent, les plus affligés sont ceux qui manifestent le moins leur peine.
La terreur, elle, vient du fait qu’on se demande ce qui nous attend ? Observer, attendre, s’interroger. Anticiper. Imaginer. Imaginer toujours le pire ? Les terroristes se nourrissent des menaces plus que des actes eux-mêmes. Leur arme de prédilection est la peur.
Les tueurs sont des humains et chaque meurtre prend racine dans une émotion. Pervertie, sans aucun doute. Tordue et laide. Mais tout de même une émotion.
Je crois à l'inspiration et je crois qu'elle est d'origine divine. Qu'elle vienne de Dieu, des anges, d'un arbre ou d'une muse ne me paraît pas particulièrement important.
Dans la même œuvre
Les gens meurent petit bout par petit bout, en une série de petites morts. Ils perdent la vue, l'ouïe, leur autonomie. Ça, ce sont les morts physiques. Mais il y en a d'autres,moins évidentes, mais plus fatales. Ils perdent courage. Ils perdent espoir. Ils perdent confiance. Ils se désintéressent de tout. Et, finalement, ils se perdent eux-mêmes.
Le violoniste fait chanter son instrument, le violoneux le fait danser...
Le chant grégorien était le père de la musique du monde occidental. Mais ses enfants ingrats finirent par le tuer. Il fut enterré et oublié.
Beaucoup de choses peuvent se cacher dans le silence. Ou du moins tenter de s’y cacher.La plupart des émotions, savait-il, finissaient par sortir. Surtout la colère.
Des millions de gens sont prêts à croire n'importe quoi. Ils voient le Christ dans une crêpe et se mettent à la vénérer.